Nantes, le 5 mars 2026

A l’occasion du Conseil régional, notre groupe a exprimé son soutien aux personnes sinistrées, touchées par les épisodes de crues et d’inondations survenues en février. Si l’histoire de notre Région s’est construite autour de la Loire, le changement climatique accentue les phénomènes de crues et de sécheresses ainsi que leur brutalité. Elsa Richard a donc défendu un vœu demandant de renforcer les moyens consacrés à la prévention et l’adaptation au changement climatique et d’assurer l’accès à une assurance abordable pour que l’ensemble des collectivités soient protégées face aux risques climatiques.
Si les épisodes de crues et les étiages de la Loire et de ses affluents ont toujours fait partie de l’histoire de notre Région, leur nombre et leur intensité se sont très nettement accrus sous l’effet du changement climatique. Conséquences de ces événements, des familles perdent leur logement ou leurs biens, des agriculteurs et des agricultrices voient leurs exploitations fragilisées, des entreprises à l’arrêt, des communes contraintes de réparer des équipements endommagés…
La multiplication de ces événements met sous tension le régime d’indemnisation et plus largement le système assurantiel. Les tarifs augmentent (+80% depuis 2018), les franchises s’alourdissent et certaines garanties se restreignent au point où plus de 1500 communes seraient aujourd’hui sans assurances selon l’association des maires de France.
Face à cette réalité, deux exigences doivent guider l’action publique : la justice et l’anticipation.
Elsa Richard
Aujourd’hui, la reconnaissance de l’état de catastrophes naturelles doit garantir une indemnisation rapide, transparente et équitable, pour les particuliers comme pour les collectivités. De plus, les moyens mis en œuvre pour l’adaptation de nos territoires doivent devenir une priorité stratégique. Cela suppose d’investir massivement dans la prévention des inondations, la renaturation des sols, la restauration des zones humides, la désimperméabilisation ou encore la préservation des haies et du bocage.
Face à ces impératifs, notre groupe a demandé que le Conseil régional :
- Exprime sa solidarité envers l’ensemble des sinistré·es touché·es par les inondations récentes ;
- Réaffirme que l’accès à une assurance effective et abordable face aux risques climatiques constitue un enjeu de justice sociale et territoriale ;
- Demande à l’État de garantir une reconnaissance rapide, transparente et équitable de l’état de catastrophe naturelle pour les communes sinistrées ;
- Appelle à une réforme ambitieuse du régime des catastrophes naturelles afin de renforcer la mutualisation des risques et de prévenir toute situation d’inassurabilité pour les ménages, les entreprises et les collectivités ;
- Demande un renforcement significatif des moyens consacrés à la prévention et à l’adaptation au changement climatique, ;
- S’engage à intégrer de manière transversale l’objectif d’adaptation au dérèglement climatique dans l’ensemble des politiques régionales.
Malgré l’urgence à agir, notre vœu a été refusé par la majorité régionale au motif que l’état de catastrophe naturelle aurait été reconnu pour l’ensemble des communes sinistrées. Un argument méprisant à l’égard des communes qui n’ont toujours pas obtenu cette reconnaissance.
