Nantes, le 15 octobre 2026
En 2023, la communauté religieuse le Chemin neuf avait bénéficié d’une subvention pour la rénovation de l’abbaye de Meilleray. Une subvention que nous avions dénoncé dans la mesure où la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (MIVILUDES) avait déjà recommandé une certaine prudence à l’égard de cette communauté suite à une quinzaine de signalements effectués. A l’occasion du Conseil régional, la majorité de Christelle Morançais récidive en octroyant une nouvelle aide au profit de cette communauté, ce que nous avons fermement dénoncé.
Sous couvert de soutien à la rénovation du patrimoine, la droite régionale soumet de nouveau au vote une aide de plus de 2 700 euros au bénéfice de cette communauté, malgré les signalements de dérives la concernant. Pourtant, en septembre dernier, la majorité avait finalement retiré une subvention initialement destinée au lycée privé sous contrat L’Espérance de Sainte-Cécile, à la suite de nombreuses alertes concernant cet établissement.
Pourquoi la majorité régionale applique-t-elle des critères différents selon les structures concernées ? Comment justifier ce deux poids, deux mesures alors que la Région doit faire preuve de la même exigence dans l’attribution de ses financements publics ?
Pour défendre cette nouvelle subvention, la majorité a notamment avancé que l’État s’était déjà engagé financièrement dans le projet. Or, selon les informations que nous avons recueillies auprès des services de l’État, cet argument ne serait pas confirmé. Surtout, même si un financement de l’État était effectivement engagé, cela ne contraindrait pas la Région à accorder sa propre aide. Elle conserve la possibilité de refuser une subvention au regard de ses critères et de ses exigences.
L’argent public doit être attribué dans un cadre clair, exigeant et cohérent comme l’a rappelé Franck Nicolon. C’est pourquoi nous avons demandé une modification du règlement régional d’attribution des subventions, afin de mieux encadrer les financements accordés aux organismes et aux structures qui ne respectent pas les valeurs républicaines, en particulier lorsqu’il existe des risques d’atteinte aux personnes.
