
Nantes, le 25 juin 2026
Le Conseil régional du 25 juin était le premier depuis l’annonce de hausse des tarifs des transports scolaires pour les élèves des regroupements pédagogiques intercommunaux (RPI) actées en avril par la majorité régionale. A cette occasion, Matthias Tavel et Lucie Etonno ont une nouvelle fois dénoncé la politique de Christelle Morançais qui fragilise les habitants des territoires ruraux. Entre l’augmentation des tarifs des transports scolaires et la réduction annoncée de l’offre de transport à la demande (TAD), notre groupe s’est opposé à ces deux mesures injustes, discriminatoires et contraires aux besoins des habitantes et habitants de nos territoires.
Hausse des tarifs des RPI : les familles ne sont pas des vaches à lait
Lors de la commission permanente du 30 avril dernier, la majorité régionale conduite par Christelle Morançais a approuvé une hausse de la tarification des transports scolaires pour les élèves inscrits dans un regroupement pédagogique intercommunal (RPI). Face aux vives contestations qui ont suivi cette décision de la part des élu·es et des parents d’élèves concernés, la majorité régionale a finalement décidé d’étaler cette augmentation de 90 % du tarif initial sur 3 ans.
Mais pour notre groupe, cette hausse, qu’elle soit brutale ou étalée dans le temps reste tout autant discriminatoire envers les familles rurales, déjà confrontées à des difficultés d’accès aux services publics. Nous nous sommes une nouvelle fois opposé à cette hausse en demandant pourquoi, malgré les contestations, la majorité persiste à maintenir cette mesure injuste.
A cet effet, Matthias Tavel a rappelé que par cette hausse, la majorité régionale avait une vision des familles rurales comme « des vaches à lait ». Là où Christelle Morançais prétend ne pas augmenter les impôts, elle augmente finalement l’impôt privé qu’est le tarif.
Une offre de transport à la demande pas si « à la demande » que ça
Instauré en 2022 en complément des réseaux Aléop et TER, le transport à la demande (TAD) avait pour ambition d’assurer une meilleure couverture de l’ensemble du territoire régional. Pourtant, la majorité régionale prévoit de réduire drastiquement l’offre. A compter du 1er septembre prochain, les créneaux horaires seront concentrés à de courtes plages horaires en matinée et en soirée et les dessertes se feront désormais uniquement vers des points de rabattement de correspondance ou d’autres modes de transport. Cette réduction de l’offre est une nouvelle preuve de la très mauvaise connaissance des besoins des habitants des zones rurales par la droite régionale.
Avec ces deux attaques successives contre les services publics des transports, la majorité régionale confirme sa politique ruralicide basée sur une casse continue du service public.
Que ça soit vis à vis de la hausse des tarifs des RPI ou la réduction de l’offre de TAD, notre groupe s’y est opposé, dénonçant coup sur coup ces décisions.
