Subvention au lycée Espérance : La majorité régionale fait marche arrière

Initialement prévue à l’ordre du jour de la commission permanente du Conseil régional de ce vendredi 25 septembre, la droite régionale de Christelle Morançais a finalement supprimé la subvention au très controversé établissement privé Espérance à Sainte-Cécile (85) suite à la mobilisation des groupes L’Écologie Ensemble et Le Printemps des Pays de la Loire. 

Sous couvert d’une “erreur”, la majorité régionale fait volte face en supprimant l’aide de    35 626 € initialement prévue à l’établissement l’Espérance. Pourtant, lors de la commission sectorielle de ce lundi 21 septembre, lorsque nous avions demandé à suspendre cette subvention, le Vice-président aux lycées avait alors répondu que tant que le Rectorat ne remettait pas en cause le contrat d’association de l’établissement, la Région maintiendra ses subventions. 

Lucie Etonno, présidente du groupe L’Écologie Ensemble explique : “Je me félicite du retrait de cette subvention, qui est la résultante de la vigilance des groupes d’opposition et du travail d’enquête des médias. Derrière la prétendue erreur se cache au mieux, une incompétence de la droite régionale ignorant que cette aide n’a rien d’obligatoire ; au pire, la malhonnêteté d’une majorité qui n’assume pas d’avoir voulu soutenir un établissement sujet à de graves dérives. La Région doit maintenant prendre ses responsabilités et aller plus loin en matière de contrôle des subventions attribuées aux établissements privés et de reconnaissance de la parole des victimes.”

Pour Guillaume Garot, député de la Mayenne et président du groupe du Printemps des Pays de la Loire  » Cette subvention devait être retirée tant que la justice et les administrations compétentes n’ont pas rendu leurs décisions. Dont acte. Nous nous interrogeons cependant sur l' »erreur » avancée : en mai, la Région comme le Département de Vendée affirmaient pourtant qu’ils continueraient de soutenir l’établissement tant que son contrat d’association avec l’État ne serait pas rompu. Après les affaires et les révélations qui ont secoué plusieurs établissements en France, la vigilance doit être plus que jamais de mise. Il ne peut y avoir d’ambiguïté lorsqu’il s’agit de garantir la sécurité, le respect des personnes et des valeurs de la République.  »