Nantes, 30 Janvier 2026

Etudiante en L2 de sciences politiques européennes à ESPOL à Lille, j’ai fait le choix de me tourner vers le Conseil Régional car j’avais la volonté de toucher de plus près à la politique et de me familiariser avec le fonctionnement de la Région. Selon moi, les étudiant·es ont très souvent tendance à se référer à l’Assemblée nationale comme symbole de la politique française. Mais il existe un réel combat mené au sein des hémicycles des Régions de France qu’il est plus facile d’oublier. Je me suis dirigée vers le groupe Ecologie Ensemble car je souhaitais me sentir en concordance avec mes valeurs durant cette période de stage, j’ai trouvé que la recherche du bien-être de l’humain ainsi que la volonté de sensibiliser les ligérien·nes à la préservation de l’environnement sont vraiment au cœur de la politique du groupe. Des valeurs qui sont maintenues et défendues face à la droite régionale.
Sous l’impulsion d’une curiosité croissante pour le déroulé des procédés internes d’un groupe politique, je me suis lancée dans ce stage et j’ai découvert un quotidien de collaborateur·trices d’élus·es régionaux riche et varié. J’ai rapidement compris que la sphère d’action était vaste et c’est sans doute ce qui m’a le plus plu; avoir plusieurs tâches différentes assignées. Pour ma part, j’ai participé à l’élaboration d’un projet stimulant: le Parcours Santé Environnement. Il a été imaginé par les élues Gaëlle Rougeron et Pascale Hameau et consiste à remettre sur le devant de la scène la Santé Environnementale.

Mais qu’est ce que la santé environnementale ? Elle correspond à la corrélation entre la santé publique, la santé de la biodiversité et la santé de l’environnement. L’une ne va pas sans les deux autres, il existe une réelle relation de causalité entre les trois qui interroge sur la viabilité de notre système actuel : répond-il aux besoins vitaux de ces trois types de santé ? Pour donner forme à ce Parcours Santé Environnement, j’ai été amenée à formuler des thématiques d’actions, sur lesquelles je me suis basée ensuite pour cartographier l’ensemble des acteurs nécessaires au projet: pollution et santé, pollution et industrie, agriculture et alimentation, protection de la biodiversité, qualité de l’eau.
L’étape de la cartographie fut sans doute la plus longue, mais une des plus enrichissantes; un travail d’épluchage d’articles, de sites d’associations, d’actualités pour recenser les acteurs les plus pertinents à rencontrer. J’ai découvert de nombreux collectifs et mouvements citoyens que je ne soupçonnais pas, en faveur de la santé environnementale. La région des Pays de la Loire est plus engagée qu’il n’y paraît. Ce fut un travail significatif dans le sens où j’ai pu m’imprégner des enjeux environnementaux et sanitaires de ma région dont je n’avais pas conscience auparavant. J’ai mené un réel travail de recherche et d’analyses de plusieurs cas qui m’a permis d’aiguiser certaines de mes compétences et développer des réflexes, dans la recherche notamment.

Puis est venu un des travaux que j’ai préférés: la communication. J’ai dû réfléchir, imaginer, contribuer à créer un logo et une présentation rassemblant les critères des élues et du projet Parcours Santé Environnement en lui même. J’ai également pu participer à la communication globale du groupe, mes idées ont toujours été entendues et retravaillées. Je me suis sentie utile et c’est particulièrement ce que je recherchais en faisant ce stage.
Enfin, j’ai été sensibilisée aux réalités budgétaires que rencontrent les Pays de la Loire, qui s’illustrent par des coupes critiques émanant de la droite régionale. J’ai donc participé à la conférence régionale pour l’ESS (Economie Sociale et Solidaire) mais aussi à l’intersyndicale de la culture et du spectacle vivant. J’ai pu observer la création d’une convergence de personnes autour d’une même cause, une cause juste.
Je remercie grandement Violette, Victor ainsi que Gaëlle Rougeron et les autres élus-es de m’avoir accueillie et encadrée durant ces trois semaines !
