Restauration scolaire : La droite régionale refuse toujours d’instaurer une tarification solidaire

Inscrite dans le programme de campagne de Christelle Morançais, la mise en place d’une tarification unique, sociale et solidaire dans les cantines des lycées a pourtant été abandonnée en mars 2024. Alors que le Conseil régional était invité à se prononcer sur les nouveaux tarifs applicables dans les cantines des lycées à partir de la rentrée prochaine, Claire Schweitzer est intervenue pour demander une nouvelle fois à la droite régionale d’étudier la possibilité d’inscrire une tarification unique, sociale et solidaire dans les cantines.

Depuis le début du mandat, notre groupe dénonce régulièrement l’absence de tarification unique pour l’ensemble des lycées. Aujourd’hui, le lycée le moins cher de la région propose un repas au tarif de 3,92 € là où l’établissement le plus cher facture la même prestation à 5,98 €. Une différence de 2,06 € par repas qui, ramenée à l’année équivaut à un écart de plus de 370 €. Comment expliquer aujourd’hui aux familles une telle différence de prix pour une prestation similaire ?

Si la droite régionale se réfugie derrière l’autonomie accordée à l’ensemble des lycées pour fixer leur grille de tarification, le Conseil régional peut également décider d’inscrire une tarification uniforme, garante d’une égalité entre les familles.

Par ailleurs, si la majorité a annoncé avoir renoncé à la mise en place de la tarification sociale et solidaire en raison des surcoûts induits par cette mesure, celle-ci est en réalité bien moindre que ce que voudrait nous faire croire la droite régionale. En effet, l’étude commandée par la majorité et réalisée en 2022 démontre que pour la mise en place d’une tarification unique, sociale et solidaire avec un tarif plancher fixé à 3 € par repas, le surcout induit pour la Région s’élèverait à 400 000 €. Une somme que la Région est tout à fait en mesure d’assumer.

Alors que d’autres collectivités ont déjà mis en place cette mesure comme la région Bretagne, le département de Loire-Atlantique ou encore la ville d’Angers, la majorité de Christelle Morançais refuse en bloc cette proposition pourtant nécessaire.

Alors que pour certain·es lycéen·nes, la cantine s’avère être le seul repas complet de la journée, pour certains foyers, cette mesure constitue un vrai gain sur le pouvoir de vivre. Car la cantine ce n’est pas un luxe, c’est un droit. Et bien que la droite régionale ait de nouveau refusé notre proposition, nous continuerons à proposer la mise en place d’une tarification sociale et solidaire.