Nantes, le 21 avril 2026

Parce que la santé du vivant et des territoires doit être une priorité politique à part entière, notre a lancé un « Parcours Santé Environnement ». A l’initiative de nos élues Pascale Hameau et Gaëlle Rougeron, l’objectif de ce projet est d’aller à la rencontre des acteurs et actrices, des associations, des professionnel·les de santé, des scientifiques et des élu·es, partout dans la région. Derrière ces rencontres notre but est de comprendre et de rendre visible les liens entre environnement et santé pour formuler ensuite des propositions concrètes pour la santé globale.
L’impact des pesticides sur notre santé
Pour notre première rencontre, notre groupe a eu l’occasion d’échanger avec Hélène Grosbois, fondatrice de Chemical Interests.
Un échange autour de l’impact de l’utilisation de pesticides sur la santé. Parce qu’ils ne restent pas dans les champs, ils contaminent les sols, l’eau, l’air, notre assiette… et nos corps, à commencer par celui des agriculteurs et agricultrices.
L’ONG a mis en place une cartographie interactive de la contamination aux pesticides et de ses impacts sur la santé humaine et animale. Un outil qui permet de visualiser concrètement l’exposition des territoires.

Mise en place des ordonnances vertes

Le 27 février dernier, notre groupe est allé à Mûrs-Erigné à la rencontre de Jérôme Foyer et de Christelle Cailleux, élu·es de la commune et qui ont mis en place un dispositif d’ordonnances vertes pour les femmes enceintes.
Ce dispositif leur garantit un accompagnement pendant 6 mois pour réduire leur exposition aux perturbateurs endocriniens et la réception de paniers de légumes bio produits localement.
Une initiative locale que la Région, pourrait contribuer à déployer plus largement notamment en soutenant financièrement les ateliers et l’accompagnement dans le cadre des Contrats locaux de santé.
L’impact des pollutions industrielles
Pour son troisième déplacement, notre groupe est allé en direction de l’estuaire de la Loire.
De Saint-Nazaire à Donges, l’estuaire abrite bon nombre d’industries et avec elles, une pollution particulièrement importante.
Nous avons donc rencontré les militant·es de l’association environnementale dongeoise des zones à risques et du PPRT (l’AEDZRP) et de l’association des Habitants du village de Gron, qui alertent depuis des années et qui poussent les pouvoirs publics à agir. Lors de cet échange, nous étions également accompagnés de deux médecins engagé·es sur les questions de santé environnementale.

Les agriculteur·trices, premières victimes des pesticides

Les premières victimes des pesticides, ce sont les agricultrices et les agriculteurs : le myélome multiple, le lymphome malin non hodgkinien, les cancers de la prostate, du pancréas et la maladie de Parkinson …
Le 23 mars dernier, notre groupe s’est rendu à Laval aux côtés du Soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest puis à la ferme bio de Chenot à Changé.
Un temps d’échange fort avec les bénévoles engagé·es au quotidien pour briser le silence autour des maladies liées aux pesticides, accompagner les victimes et porter une transformation de notre modèle agricole vers une sortie totale des pesticides.
La Région a un rôle majeur à jouer, par exemple dans les lycées agricoles qui relèvent de sa compétence !
