Ma Région Virtuose : vers une fin programmée de l’événement ?

Pour sa troisième édition, Ma Région Virtuose a de nouveau innové en proposant davantage de concerts sur l’ensemble du territoire. Cette année, 81 lieux d’accueil ont été mobilisés. Si la communication mise en avant par la droite régionale vante la franche réussite de cet événement, la fréquentation elle continue de chuter année après année. Franck Nicolon a donc questionné la majorité de Christelle Morançais sur les raisons de ce déclin et sur les perspectives d’avenir données à cet événement.

Lancé en 2024 en remplacement de La folle journée en Région, Ma Région Virtuose fêtait cette année sa troisième édition. Un événement très largement soutenu par la majorité régionale, rescapé des coupes budgétaires drastiques votées fin 2024. Et pour cause, cet événement est directement organisé par la Région. Ainsi, chaque année, la droite régionale inscrit un budget de 1,5 million d’euros pour l’organisation de ce festival.

Après une première édition réussie, marquée par l’enregistrement de 65 000 spectateurs, les éditions 2025 et 2026 se sont soldées par une baisse drastique du nombre de participants (35 000 en 2025 et seulement 31 500 en 2026). Cette baisse significative est d’autant plus surprenante que le nombre de concerts proposés, lui, a augmenté. Cette année, ce sont 170 représentations qui se sont déroulées aux quatre coins de la Région. Si la variété de l’offre de concerts proposés permet d’offrir la possibilité à chacune et chacun d’accéder à une représentation proche de chez soi, la faible fréquentation du festival nous laisse perplexe quant à la réussite de ce projet.

Aussi, Franck Nicolon a questionné la majorité régionale afin d’avoir accès à un bilan financier et chiffré de cet événement, mais également afin d’avoir des informations sur les raisons de la forte baisse de fréquentation ainsi que sur les perspectives d’avenir envisagées pour cet événement.

En guise de réponse, la droite régionale nous a répondu que ce n’est pas la politique du chiffre qui compte, c’est la qualité et que l’objectif était de permettre « d’offrir l’excellence culturelle auprès de ceux qui n’y ont quasiment jamais accès », détaillant que les scènes itinérantes proposées ont une capacité moindre, ce qui explique la baisse de fréquentation. En conclusion, la Vice-présidente en charge de la culture a expliqué que l’ambition n’était pas la recherche du chiffre, mais de la qualité.

Aborder la notion de qualité et de proximité alors même que la majorité a coupé les aides aux associations fin 2024 est un mépris indécent pour le travail mené quotidiennement par les associations et acteurs culturels sur l’ensemble du territoire.