Nantes, le 23 juillet 2026

En mai dernier, les élues et les élus du groupe L’Écologie Ensemble se sont rendus à la boutique Mes Hirondelles, au Mans, fondée par Mireille Robin-Lemoine. Un lieu unique, dédié à l’accompagnement des personnes atteintes d’un cancer, qui aide les femmes à se reconstruire, à retrouver confiance en elles et à déstigmatiser la maladie. À l’approche des vacances d’été, cette rencontre résonne avec une réalité souvent invisible : pour des milliers de femmes, partir en vacances avec ou après un cancer du sein n’a rien d’anodin. Le groupe l’Écologie Ensemble interpelle le gouvernement.
Aller à la plage, remettre un maillot de bain, accepter un corps transformé après une mastectomie, parfois porter une prothèse externe… Autant de gestes du quotidien qui nécessitent souvent des équipements spécifiques. Un maillot de bain adapté coûte en moyenne 90 euros. Des soutiens-gorge, prothèses, soins de support ou consultations indispensables restent eux aussi largement à la charge des patientes.
« Le cancer ne prend pas de vacances. Et pourtant, les décrets d’application de la loi destinée à améliorer la prise en charge du cancer du sein semblent, eux, être partis en congés. Plus d’un an après son adoption, les décrets nécessaires à son application n’ont toujours pas été publiés. Résultat : les patientes continuent de supporter un reste à charge moyen estimé à 1 400 euros. En Pays de la Loire, où le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes, ce retard est incompréhensible et injustifiable. » estime Pascale Hameau, conseillère régionale du groupe L’Écologie Ensemble.
Adoptée à l’unanimité en février 2025, cette loi devait pourtant marquer une avancée majeure pour les près de 900 000 femmes vivant avec ou après un cancer du sein en France. Elle prévoit notamment : la prise en charge intégrale de certains soins et dispositifs médicaux prescrits ; la création d’un forfait destiné à financer les soins de support ; le plafonnement des dépassements d’honoraires liés aux reconstructions mammaires.
Face à cette situation, les élues et élus de L’Écologie Ensemble interpellent le Gouvernement afin que ces décrets soient publiés sans délai. Matthias Tavel, député de Loire-Atlantique et conseiller régional, a déposé une question écrite pour obtenir des explications et exiger une mise en œuvre rapide de la loi.
« Non seulement le cancer est politique, parce que les politiques publiques peuvent limiter les expositions qui nous rendent malades, mais il révèle aussi de profondes inégalités sociales. Nous ne sommes pas toutes et tous égaux face à la maladie. Une fois le diagnostic posé, aucune femme ne devrait renoncer à des soins, à un équipement ou à sa reconstruction faute de moyens. » Gaëlle Rougeron, conseillère régionale du groupe L’Écologie Ensemble.
Il appartient désormais au Gouvernement de publier les décrets pour rendre enfin effectifs les droits votés par la représentation nationale mais aussi d’étendre les possibilités de remboursement à des appareillages et accessoires supports nécessaires dans le parcours des malades, dans le panier de soins de base.
1 https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-15725QE.htm
