La vie démocratique de la région ne peut se réduire aux décisions arbitraires de sa présidente

Mardi soir, les élus du Conseil régional des Pays de la Loire ont reçu un mail les informant  de la suppression des commissions permanentes initialement prévues les 4 avril, 16 mai et 4 juillet prochains. Trois commissions annulées au profit d’une commission permanente unique, programmée de façon arbitraire le 28 avril. Les groupes L’Écologie ensemble et le Printemps des Pays de la Loire dénoncent le bouleversement soudain du calendrier institutionnel, qui affaiblit le débat démocratique régional et ralentit la prise de décision, au détriment des collectivités, des entreprises et des associations partenaires.

Christelle Morançais franchit un nouveau cap dans la  fragilisation de la vie démocratie régionale et dans le débat d’idées. Après avoir diminué le temps de parole des élus, puis réduit la durée des séances du Conseil régional, elle veut désormais supprimer deux commissions permanentes du calendrier institutionnel.

Ces commissions sont essentielles pour la mise en œuvre l’action publique régionale et notamment attribuer les aides financières, indispensables au développement économique, social et environnemental de notre territoire. Christelle Morançais décide de se priver de ces temps de la vie démocratique régionale et porte à nouveau directement atteinte aux organisations partenaires de la Région.

Supprimer ces deux commissions permanentes, c’est également mépriser la fonction d’élus. Comment pouvons-nous sérieusement statuer sur les 1 989,23 millions d’euros que représente le budget de la Région en l’espace d’une cinquantaine d’heures seulement, réparties sur toute l’année ? Si Christelle Morançais a fait voter lors de sessions précédentes, de nouvelles délégations lui revenant, la vitalité démocratique régionale ne peut se réduire aux seules décisions prises par sa présidente. Après avoir refusé d’ouvrir publiquement les commissions permanentes, en particulier à la presse, cette décision contribue à accentuer la défiance envers les institutions et envers la politique. C’est pourquoi, nous avons demandé à Christelle Morançais de réunir les présidentes et présidents de groupes afin d’élaborer conjointement un nouveau calendrier institutionnel qui permette à la fois de garantir le bon déroulement du débat régional et l’efficacité de la décision publique.  

Lucie Etonno, Présidente du groupe Président du groupe L’écologie ensemble Guillaume Garot, président du groupe le Printemps des Pays de la Loire