La droite régionale considère comme non essentiel le droit au logement des ligérien·nes

À l’occasion du Conseil régional, nous avons formulé une demande conjointe avec le groupe du Printemps des Pays de la Loire pour que la région se dote d’une mission d’information et d’évaluation en matière de logement. Une demande à laquelle la droite régionale n’a pas voulu donner suite, estimant que « le logement n’est pas une compétence essentielle, ni même prioritaire, ni même juridiquement importante de la région ».

Ela Richard l’a rappelé en introduction de son intervention, le logement est aujourd’hui l’un des sujets majeurs pour nos territoires : accès difficile au logement, tension sur le littoral, hausse de la précarité énergétique, augmentation de la vacance dans certains territoires ruraux, crise du bâtiment. En Pays de la Loire, on estime qu’il faudrait entre 22 500 et 24 500 nouveaux logements par an à l’horizon 2030 pour répondre à l’ensemble des besoins.

Actuellement, le littoral représente à lui seul plus de 220 000 résidences secondaires, soit 10 % de l’ensemble des logements de la région. Cette situation peut créer de fortes tension sur certains marchés locaux (métropoles régionales et périphéries, littoral, etc.), où la demande est forte au regard de l’offre disponible. Compétente en matière d’aménagement du territoire, la région peut agir afin de réduire les tensions. Nous avons donc réitéré notre demande que le SRADDET (Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires) soit revu au plus vite et puisse intégrer des mesures pour mieux encadrer les résidences secondaires ou encore mieux accompagner la rénovation des logements.

Face aux tensions croissantes liées à la crise du logement, à la précarité énergétique et à l’accès à un logement pour toutes et tous, nous avons conjointement demandé, avec le groupe du Printemps des Pays de la Loire que la Région se dote d’une Mission d’Information et d’Evaluation (MIE) avec pour mission :

  • De dresser un état des lieux des dispositifs régionaux mis en place avant 2025 ;
  • D’évaluer leur efficacité ;
  • D’identifier les leviers d’amélioration des politiques régionales du logement au regard des objectifs de sobriété foncière ;
  • D’évaluer l’adéquation des politiques régionales de logement et les politiques de formation et d’emploi dans les secteurs de la construction et du BTP ;
  • De proposer des pistes d’action.

En parallèle de cette demande de MIE, notre groupe a également formulé plusieurs propositions complémentaires. Tout d’abord, nous avons demandé que la Région réintègre le dispositif AREEP (Aide Régionale aux Économies d’Énergie
pour les Particuliers) pour permettre aux ménages les plus modestes de rénover leur logement et ainsi lutter efficacement contre la précarité énergétique, contre l’insalubrité et pour une réduction de la consommation énergétique et d’émissions de gaz à effet de serre.

Afin de lutter efficacement contre les phénomènes de vacance de logement dans certaines zones rurales et de lutter efficacement contre l’étalement urbain, il est essentiel d’accompagner la dynamisation des centres-villes et des centres-bourgs. C’est pourquoi, Lucie Etonno a également proposé que la Région réintègre les dispositifs « Fonds Pays de la Loire Investissement Communal » ; « Fonds de revitalisation des centres villes en Pays de la Loire » et « Fonds de soutien action cœur de ville et contrat de ville en Pays de la Loire » pour accompagner les investissements des communes.

Enfin, notre groupe a proposé que la Région des Pays de la Loire inscrive les formations dans le secteur du bâtiment, respectueuses de l’environnement et de la santé des résidents parmi ses axes prioritaires de formation.

Malgré le besoin d’agir collectivement pour lutter contre la crise du logement, la droite régionale de Christelle Morançais a refusé notre demande de MIE ainsi que l’ensemble de nos propositions au motif que « le logement n’est pas une compétence essentielle, ni même prioritaire, ni même juridiquement importante de la région ». Face au nombre de personnes sans domicile fixe ou souffrant de mal logement dans notre Région, cette réponse est des plus odieuses et des plus irresponsables.