Nantes, le 24 février 2026

Vigilances rouges, quartiers évacués, habitations sinistrées, exploitations agricoles sous l’eau : le Maine-et-Loire et la Loire-Atlantique vivent des crues d’une grande ampleur. Dans ce contexte, la décision prise par la majorité régionale en 2024 de quitter l’Etablissement Public Loire (EPL) apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est : une faute politique.
En quittant l’EPL, la Région Pays de la Loire s’est volontairement retirée de l’instance qui organise la prévention des inondations, la gestion des grands ouvrages du bassin ligérien et l’anticipation des épisodes extrêmes aux côtés de toutes les grosses collectivités du bassin de la loire. Pour économiser 150 000 € par an, la majorité conduite par Christelle Morançais a choisi de rompre avec une logique de coopération interrégionale pourtant essentielle à la sécurité des habitants.
Or, on ne peut pas prétendre préparer l’avenir et se désengager des outils collectifs qui protègent nos territoires. La gestion de la Loire ne s’arrête pas aux limites administratives. Les crues ne s’arrêtent pas aux frontières régionales. Le retrait de la Région est un signal politique désastreux : celui d’un isolement au moment même où la coordination entre territoires est indispensable.
Les épisodes extrêmes vont s’intensifier. Trop d’eau aujourd’hui. Trop peu demain. Sans stratégie de bassin, sans coopération, sans anticipation commune, nos territoires seront plus vulnérables.
C’est la raison pour laquelle nous, élus et élues du groupe Écologie Ensemble, demandons solennellement, :
– la réintégration immédiate de la Région au sein de l’Établissement public Loire ;
– le rétablissement de la contribution régionale ;
– un plan régional d’adaptation au changement climatique à la hauteur des risques.
Face à l’urgence climatique, l’austérité budgétaire et le repli institutionnel ne sont pas des politiques. Ce sont des abandons. La Loire mérite mieux qu’un désengagement. Les habitants aussi.
