Nantes, le 20 mars 2025

Il y a 5 ans déjà, la session du Conseil régional était annulée à cause de la crise sanitaire qui a paralysé le monde entier. A cette époque, la région s’était pleinement mobilisée pour permettre aux acteurs régionaux d’assurer leur pérennité. 5 ans plus tard, il ne reste plus rien de cette mobilisation. En introduction du Conseil régional, Lucie Etonno a souligné l’abandon des acteurs du territoire par la majorité qui, depuis les coupes budgétaires drastiques qu’elle a orchestrées en décembre dernier, est bien décidée à garder son cap peu importe les conséquences.
Cinq ans après la crise du COVID, la dystopie s’est installée

Suite à la crise sanitaire, tout le monde parlait du « monde d’après », espérant qu’il mènerait vers d’autres solidarités, d’autres formes de coopération. Mais cinq ans plus tard, une autre dystopie s’est installée. Les solidarités espérées n’ont pas émergé. L’Amérique n’est plus tout à fait l’alliée de l’Union Européenne. Les discours politiques, eux, prennent des accents inquiétants, résonnant parfois comme un écho aux années sombres de notre histoire.
Une multiplication des défaillances d’entreprises, appelant à un soutien régional responsable

Selon l’observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et du cabinet Altares, 2 568 chefs d’entreprise des Pays de la Loire ont perdu leur job l’an dernier, soit 7 par jour, un nombre en hausse de près de 27 % en un an. Si l’ensemble des départements de la région sont touchés par ce phénomène, la Loire-Atlantique l’est davantage avec 1 054 patrons ayant perdu leur emploi en 2024. Dans un contexte économique et géopolitique particulièrement tendu, il est essentiel de ne pas négliger la santé mentale des chefs d’entreprise et des salariés..
Un cri d’alarme pour la préservation de la biodiversité
Après un demi-siècle de progrès continus, la préservation de la biodiversité est portée disparue. Des reculs environnementaux sans précédent s’enchaînent depuis plus d’un an. Malgré la forte demande de nos concitoyens et l’urgence à agir, la puissance publique ne cesse de tourner le dos à la protection du vivant.

A l’image du vote de la loi d’orientation agricole (LOA) le 20 février dernier, qui dépénalise des atteintes graves telles que la destruction d’espèces protégées ou l’arasement de haies champêtres, et assouplit les réglementations sur les pesticides ou l’implantation de mégabassines, la majorité régionale ne s’embarrasse pas avec les normes environnementales et climatiques. Face au réchauffement climatique et à l’effondrement du vivant, la protection de l’environnement doit cesser d’être le bouc émissaire d’un système productiviste obnubilé par la croissance et le profit, qui asservit les paysans, trompe les citoyens et assassine les écosystèmes.
Là où la majorité fait fi des enjeux climatiques et sociétaux, nous proposons une réindustrialisation et une stratégie régionale de l’élevage en accord avec les enjeux de transition écologique, autant respectueuses des individus que de l’environnement.
Une région qui tourne le dos aux acteurs et aux territoires

Hier au chevet des associations et des entreprises pour faire face à la crise sanitaire, la Région a drastiquement changé de cap. La fin des aides au fonctionnement et des subventions décidée unilatéralement et sans concertations préalables par la majorité a raisonné comme un coup de massue pour les organisations du territoire. Depuis, c’est presque quotidiennement que la presse locale relai les défaillances d’associations, la mise en sursis d’associations ou encore la baisse d’activités d’organisations.
A défaut d’offrir des solutions, la majorité de Christelle Morançais acte un rétrécissement du champ démocratique, de l’intervention publique de la Région, du devoir d’information aux élu-e-s avec une ré-organisation précipitée des commissions ou encore la suppression de deux commissions permanentes.
Lucie Etonno
Face à ces attaques, notre groupe continue de défendre le fait régional et l’accès aux services publics pour toutes et tous. C’est à ce titre que nous avons proposé une mission d’information et d’évaluation pour mesurer l’impact des coupes budgétaires sur le fonctionnement des organisations et des associations œuvrant pour l’égalité et la lutte contre les violences faites aux femmes.