Fermeture de Solutions & Co : mauvaise gestion, manque de transparence et contradiction des chiffres

A l’occasion du Conseil régional, notre groupe est revenu à plusieurs reprises sur la fermeture récente de l’agence de développement économique de la Région, Solutions & Co. Si la majorité régionale a acté la réinternalisation d’une partie des activités de Solutions & Co et de ses salarié·es, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Notre groupe a de nouveau demandé à avoir accès à l’ensemble des informations sur la situation économique, financière et stratégique ayant conduit à la fermeture de Solutions & Co.

Depuis le début du mandat, notre groupe, par l’intermédiaire de Pascale Hameau et Gaëlle Rougeron, a demandé la présentation d’un bilan financier et chiffré des actions menées par l’organisme satellite de la Région Solutions & Co. Mais l’ensemble de ces demandes se sont heurtées à des refus de la majorité régionale, expliquant que ces données étaient déjà présentées au sein du Conseil d’administration de Solutions & Co.

Si jusque là aucune information ne nous avait été transmise, le 7 juillet dernier, nous avons pris connaissance de la restitution finale d’un audit interne réalisé et qui aurait dû être présenté aux administrateurs ainsi qu’à l’ensemble des conseillères et conseillers régionaux. Or, il n’en fut rien.

Cet audit ressort que dans le cadre de la fermeture de Solutions & Co plusieurs scénarios étaient envisageables. Sur l’ensemble de ces alternatives, la droite régionale a choisi celle qui présentait le coût humain le plus important, sans aucune justification. Nous ne comprenons pas pourquoi une telle décision n’a pas été présentée et soumise au vote des conseillers et conseillères régionaux. Plus grave encore, l’audit complet présentant l’ensemble des hypothèses ne nous a toujours pas été communiqué. Celui-ci a été remplacé par une version synthétique annexée à la délibération. Alors même que le Premier Vice-président du Conseil régional a confirmé dans la presse que plusieurs hypothèses avaient été étudiées, cette méthode nous interroge quant au respect démocratique et à la transparence de l’exécutif régional.

Parallèlement à cette situation, Elsa Richard est revenue sur les conséquences néfastes de la fermeture de l’organe de développement économique de la Région à l’heure où notre territoire fait face à une très forte hausse des défailles d’entreprises (+20%).

Si les causes des faillites et des défaillances d’entreprises sont multiples, les choix budgétaires de la droite régionale réalisés depuis fin 2024 n’ont certainement pas aidé les entreprises à se sortir d’éventuelles difficultés. La suppression de nombreux dispositifs de soutien a sans nul doute fragilisé davantage l’économie régionale. Aussi, notre groupe a défendu la mise en place d’un plan d’urgence pour soutenir les TPE et les PME des filières les plus exposées, un engagement massif dans l’investissement régional ou encore la conduite d’une évaluation indépendante des outils économiques régionaux et un bilan complet du plan de relance lancé en 2020 et 2021.

Si l’ensemble de nos propositions et de nos interrogations est resté une nouvelle fois lettre morte, notre groupe a sollicité le préfet pour lui demander de vérifier la légalité de la délibération soumise au vote. Il est temps que la droite régionale fasse preuve de transparence et arrête de piétiner le droit à l’information comme elle le fait depuis le début du mandat.