Développons la filière protéines végétales !

Dans le cadre de la session plénière des 15 et 16 décembre, la majorité régionale présentait son nouveau plan pour l’agriculture et l’alimentation. Sans surprise, il est difficile d’y voir une évolution dans le modèle agricole et alimentaire. Claire Schweitzer a donc porté des propositions en faveur d’un changement de paradigme agricole, notamment concernant le développement des protéines végétales dans l’alimentation humaine.

La Région présentait, dans le cadre de cette session, sa nouvelle stratégie agriculture-alimentation « Terre Mer, agissons pour une alimentation durable ». Les Pays de la Loire sont la quatrième région agricole française avec plus de 23.000 exploitations, dont 20% d’entre elles à transmettre d’ici 5ans. L’enjeu de l’installation est, pour nous, l’occasion d’encourager le développement des filières de protéines végétales, pour l’alimentation humaine notamment.

Le secteur agricole ligérien : 8.5 tonnes de gaz à effet de serre chaque année (équivalent CO²)

Le secteur agricole en Pays de la Loire émet chaque année 8.5 tonnes qu’équivalent CO² de gaz à effet de serre, dont près des trois quarts reviennent aux activités d’élevage. L’élevage animal, au delà des questions de bien-être animal, est donc fortement émetteur en carbone mais aussi très consommateur en eau. A l’heure de la raréfaction de la ressource en eau, en Vendée notamment, il est nécessaire de repenser notre usage de l’eau. Il parait donc indispensable de réduire la consommation d’eau sur le secteur agricole, notamment en développant la filière des protéines végétales.

L’alimentation, forte part de l’empreinte carbone d’un·e ligérien·ne

Actuellement, un quart de l’empreinte carbone d’un·e français·e est causé par son alimentation, notamment sa consommation de protéines carnées. Plusieurs études, notamment le scénario d’Afterres 2050, imposent la réduction de protéines carnées dans l’alimentation humaine comme une nécessité de la transition écologique. Conscient de cet enjeu, notre groupe a donc proposé la mise en place d’un plan de diversification des sources de protéines.

La Région a la possibilité d’encourager cette transition dans le cadre de la commande publique et de la restauration scolaire dans les lycées. Le recours aux protéines végétales dans les menus des cantines permettrait d’ailleurs de faire baisser les coûts de l’apport en protéines, et donc de s’approvisionner d’avantage en produits bio et sous labels de qualité.

La majorité régionale s’entête sur les protéines animales

Plutôt que d’encourager le développement de la filière protéines végétales, la majorité régionale annonce vouloir renforcer son soutien à l’élevage animal. Dans le cadre de la Dotation Jeunes Agriculteurs (aide à l’installation pour les moins de 40ans), une forte bonification sera donnée au nouvel installé sur une exploitation d’élevage.
Nous aurons une forte vigilance sur les enjeux d’autonomie protéique en Pays de la Loire.