Madame la Présidente, où étiez-vous ? Comment pouvez-vous parler des lycéens ce matin sans les avoir rencontrés ?

Alors que le Conseil régional se réunit pour débattre des orientations budgétaires pour 2027, les mobilisations lycéennes se poursuivent partout en France. Depuis plus de deux semaines, des jeunes se mobilisent pour réclamer davantage de moyens et des conditions d’étude dignes. Face à ces revendications légitimes, Christelle Morançais préfère multiplier les interventions sur les plateaux de télévision pour dénoncer les violences commises en marge de ces mobilisations. Plutôt que d’écouter les jeunes et de répondre à leurs besoins, elle choisit les attaques outrancières à notre encontre.

La mobilisation des lycéen·nes pour davantage d’égalité, des moyens à la hauteur des besoins et des services publics renforcés doit nous rendre fier·es. Aux côtés de leurs enseignant·es, de leurs parents et des équipes de direction, les élèves se mobilisent pour défendre leurs conditions d’étude et leur avenir. L’histoire nous le rappelle : les mouvements de jeunesse ont, en France comme dans le monde, contribué à faire avancer les droits et à transformer la société.

Lors de ces mobilisations, les jeunes dénoncent un besoin de rénovation urgent de certains établissements, des infiltrations d’eau, des systèmes de chauffage défaillants ou encore des salles de classe surchauffées en été. 

Mais où était Christelle Morançais ? Comment peut-elle parler aujourd’hui des lycéen·nes mobilisé·es sans avoir pris la peine d’être à leurs côtés ou de les écouter ? 

Lucie Etonno

Plutôt que de répondre au fond de ces revendications, la droite régionale préfère entretenir les amalgames autour des violences commises en marge des mobilisations et désigner un bouc émissaire : La France insoumise. Cette stratégie permet surtout d’éluder les questions essentielles, tout en opposant le mépris à la colère légitime des lycéennes et des lycéens.

Si les jeunes descendent dans la rue, c’est parce qu’ils et elles veulent retrouver la promesse républicaine, croire en leur avenir et en celui de notre société. La droite régionale préfère, elle, multiplier les attaques grotesques à notre encontre. Mais comme l’a rappelé Matthias Tavel, si les jeunes sont dans la rue, ce n’est pas de notre fait, mais bien pour dénoncer le bilan de 10 années d’Emmanuel Macron à la tête du pays et de Christelle Morançais à la tête de la Région qui ont fragilisé les services publics et dégradé leurs conditions d’étude.

Enfin, qualifier de « méthodes fascistes » notre soutien aux mobilisations est une accusation intolérable. De tels propos sont d’autant plus graves qu’ils méprisent la mémoire de celles et ceux qui ont subi le fascisme, l’ont combattu et se sont battus pour que ses idées ne triomphent jamais.