Mobilisations lycéennes : Entendre leur colère, protéger leurs droits, donner des moyens à leur avenir

Ce mardi 29 septembre, des lycéennes et lycéens se mobilisent pour leurs conditions d’études et leur avenir partout en France, notamment en solidarité des mobilisations lycéennes de plusieurs établissements de banlieue parisienne. Présent·es ce matin aux abords de plusieurs lycées des Pays de la Loire, les élu·es du groupe L’Écologie Ensemble leur apportent leur soutien.

Lucie Etonno, présidente du groupe l’Écologie Ensemble (Les Écologistes), était présente au lycée Mendès-France à La Roche sur Yon : “Leur constat est simple. Ils et elles observent que leurs conditions d’études se dégradent – dans certains endroits du territoire plus vite que d’autres – et qu’elles ne permettent plus à leur garantir un avenir serein. Surtout, la promesse républicaine d’égalité n‘est plus tenue ! Nous devons être à leurs côtés et proposer un autre modèle qui permette l’émancipation de chaque jeune. Arrêtons avec le sois jeune et tais-toi !”

Classes surchargées, manque de personnel éducatif (AESH, psychologues scolaires, enseignant·es, etc), établissements mal isolés, Parcoursup qui opère un tri : les revendications sont nombreuses et légitimes. Elles doivent être entendues. Surtout, la réponse policière disproportionnée ne sera jamais une réponse adaptée. 

Les remontées de terrain concernant les tensions et les interventions policières aux abords des lycées Albert-Camus et Gabriel-Guist’hau à Nantes, Ambroise-Paré à Laval et Aristide Briand à Saint-Nazaire nous préoccupent vivement. Nous demandons que leurs circonstances soient établies et que toute violence signalée fasse l’objet des vérifications nécessaires. La protection des élèves et des personnels doit guider l’action des autorités. Nous appelons le gouvernement et les préfectures à prévenir l’escalade et à mettre fin à toute réponse policière disproportionnée.

Enfin, la Région doit prendre toute sa part : accélération de la rénovation des lycées, augmentation des dotations de fonctionnement pour les lycées publics et des crédits pour les projets éducatifs. 

William Aucant, conseiller régional et municipal (La France Insoumise), présent ce matin devant le lycée Mandela explique : “Les lycéens et lycéennes ne sont pas dupes. A l’instar de Christelle Morançais qui explique à longueur de journée qu’elle fait de la jeunesse sa priorité, ils et elles voient bien la réalité : les lycées publics restent sur le carreau. Nous devons avoir autre chose à leur proposer que des ordinateurs et des CRS devant leurs lycées !”