Vertou, le 4 juin 2026

La majorité de Christelle Morançais a finalement décidé d’enterrer le projet de création d’un lycée public à Vertou. Annoncé en 2018 pour répondre à la forte croissance démographique dans le sud Loire, le lycée ne verra finalement pas le jour. Après avoir reculé à maintes et maintes reprises l’ouverture, la droite régionale jette finalement l’éponge. Présenté comme un projet de territoire, le projet de lycée est finalement un énième renoncement, illustration du fiasco de la politique de la majorité de Christelle Morançais.
Que de gaspillage de temps et d’argent public ! Depuis près de dix ans, la droite régionale entretient l’illusion d’un nouveau lycée dans le sud Loire, accumulant les études, annonces, marchés publics… pour finalement rien. Pour Franck Nicolon, élu du Vignoble, qui suit ce projet depuis le début : « Des années perdues et l’argent public engagé pour un projet qui n’aboutira jamais : 6 millions d’euros d’études ont été votées en 2022. Combien d’autres ont été dépensés depuis ? ».
Sabine Lalande explique : « Depuis le début du mandat, notre groupe alerte sur la perte de temps et d’argent liés à l’implantation de ce lycée en zone partiellement inondable. Une perte de temps d’autant plus dommageable qu’en parallèle, la majorité traîne à rénover les lycées publics environnants. »
La droite régionale invoque l’évolution démographique défavorable à la construction d’un nouveau lycée. Pourtant, les dernières études démographiques 2023-2024 transmises par la majorité confirment la nécessité de créer un nouvel établissement public sur ce territoire.
Cet abandon illustre surtout l’amateurisme de la majorité régionale, sa mauvaise gestion financière et son manque d’investissement en faveur de la jeunesse et qui laisse sur le carreau des jeunes sans solution de proximité. Pour Franck Nicolon : « la majorité régionale, en retardant cette annonce, a préféré laisser mourir ce projet plutôt que de garantir de bonnes conditions d’études aux jeunes du territoire. Je m’inquiète clairement du traitement des lycées publics sous cette majorité. Cet échec est le résultat d’une politique régionale faite de reculs, de renoncements et d’affaiblissement du service public d’enseignement secondaire depuis 2017. »
