La majorité de Chistelle Morançais supprime 900 places de formations sanitaires et sociales

A l’occasion de la session du Conseil régional dédiée au vote du budget 2026, il était proposé d’approuver le nombre de places de formations à conventionner avec les organismes de formations sanitaires et sociales. A cette occasion, Franck Nicolon et Claire Schweitzer ont dénoncé la suppression de plus de 900 places de formation.

Alors que les Pays de la Loire comptent moins d’infirmiers et infirmières que la moyenne nationale, la droite régionale annonce la baisse de 877 places pour les formations sanitaires et de 27 places pour les formations sociales en 2026. Pour justifier cette baisse, la majorité met en avant la responsabilité de l’Etat qui ne finance plus la prime Ségur. La Région assure de son côté assumer les coûts de formation des jeunes en 2ème et 3ème année d’étude. Face à cette situation, notre groupe s’étonne que la Région ne fasse pas preuve du même courage que d’autres collectivités en attaquant l’Etat en justice à l’image du Conseil départemental de Loire-Atlantique.

Par ailleurs, le désengagement de l’Etat n’explique pas à lui seul la suppression de l’ensemble des places de formation. En effet, celui-ci ne représente que 350 places de première année. Pour les 554 autres places supprimées, aucune justification n’est donnée. La droite régionale décide purement et simplement de supprimer plus de 500 futur·es professionnel·les formé·es dans notre région alors que les besoins sont réels.

En restant attentiste face au désengagement de l’Etat, alors qu’elle reconnait elle-même les besoins en matière de formation dans les secteurs sanitaires et sociaux, la majorité assume de rendre son Schéma Régional des Formations Sanitaires et Social obsolète car il ne répond plus aux besoins des territoires.

Notre groupe a dénoncé cette décision, appelant en parallèle la majorité régionale a engager des actions envers l’Etat afin d’obtenir une compensation intégrale de la prime Ségur.