Notre demande d’évaluation de l’impact des coupes budgétaires pour l’égalité femmes hommes refusée par la majorité

Nous avions déjà communiqué à ce sujet début mars, lors du Conseil régional, nous avons demandé que la Région évalue les conséquences des suppressions ou baisses de subventions publiques régionales sur le fonctionnement des structures intervenant dans le domaine de l’égalité. Une demande qui intervient alors que les associations tirent déjà la sonnette d’alarme depuis plusieurs semaines.

Moins de 3 mois après le vote du budget 2025, l’impact des coupes budgétaires pour l’égalité femmes hommes se fait déjà sentir. Licenciement d’une salariée, mise à l’arrêt de campagnes de recrutement, réduction des actions de prévention menées dans les lycées et les MFR… plusieurs témoignages récemment parus dans la presse font état des difficultés que rencontrent les associations.

Le fait que les premiers effets des coupes budgétaires des collectivités se fasse déjà sentir nous alerte d’autant plus quant à la pérennité de ces structures et de leurs actions indispensables. La mise en difficulté de ces associations fait courir un risque sur le long terme pour la santé affective et sexuelle des jeunes, et sur l’accompagnement de femmes victimes de violences.

Pour rappel, le budget régional, dans ce domaine d’égalité F-H, « est passé de 1,395 million d’euros en 2024, à seulement 60 000 € pour 2025. Une somme correspondant uniquement à l’organisation de la soirée des Trophées Joséphine !

Lors de la session du Conseil régional de décembre dernier, la majorité avait voté un amendement demandant la mise en place d’une évaluation précise de l’impact des suppressions des subventions de fonctionnement et notamment les secteurs social, sportif et culturel. Si cet amendement va dans le sens de nos revendications, il nous semble important que l’égalité femmes hommes fasse l’objet d’un point d’attention particulier.

En réponse à notre demande de mission d’information et d’évaluation, la majorité s’est dite consciente des impacts, se cachant derrière l’adoption d’un amendement lors de la session de décembre au cours de laquelle, elle s’est engagée à mener une évaluation de l’impact des coupes budgétaires sur l’ensemble des politiques publiques. Or, si cet engagement est plus que louable, il n’est pour l’instant suivi d’aucune action.

En complément de réponse, la majorité régionale s’est permise de souligner que les baisses budgétaires concernant les associations luttant contre les violences et pour l’égalité femmes hommes ne représentaient que 0,9% de l’ensemble des coupes orchestrées. Une façon bien méprisante de négliger l’impact de ces coupes sur le fonctionnement de ces structures.