100 millions de coupes budgétaires : “Cachez ces dégâts que je ne saurais voir”

Pourquoi Morançais refuse-t-elle d’évaluer les impacts réels de sa politique régionale ? 

Alors que l’évaluation de l’impact des coupes budgétaires drastiques de la Région était attendue pour la mi-2026, la majorité de Christelle Morançais semble avoir choisi la voie de l’esquive. Le groupe L’Écologie Ensemble dénonce une véritable confiscation de l’information démocratique.

« Représailles » et omerta : la démocratie malmenée 

Fin 2024, face à la colère des acteurs culturels, sportifs et de l’Économie Sociale et Solidaire (ESS), la majorité régionale s’était engagée à mener une évaluation rigoureuse de sa politique d’austérité. Un engagement acté par un amendement adopté en séance et réitéré en décembre 2025. Pourtant, à l’approche de l’échéance de mi-2026, c’est le silence radio. Même le CESER des Pays de la Loire a publiquement déploré avoir été écarté de ce processus d’évaluation.

Le climat s’est durci depuis le dépôt du recours contre le budget 2025 par notre groupe. Depuis, la majorité semble être passée d’une posture de gestionnaire à une stratégie de confrontation systématique:

  • Refus de réponse à nos questions en séance
  • Censure en commission : lors de la commission permanente du 30 avril, la Présidente Christelle Morançais a ostensiblement coupé la parole à son propre vice-président aux finances pour l’empêcher d’apporter des précisions sur l’évaluation en cours.
La dissimulation pour mieux masquer l’échec 

Elsa Richard s’interroge : “ Que cache cette omerta ? Cette volonté délibérée de dissimuler les résultats de l’évaluation laisse penser que les dégâts sur notre territoire sont bien plus lourds qu’annoncé. La responsabilité de la Région demande du sérieux et non un jeu de représailles personnelles. Nous n’accepterons pas que l’argent public soit géré à huis clos, sans aucun compte à rendre sur les destructions d’emplois et de services. »

La majorité régionale conteste les données chiffrées publiées par l’URSSAF, qui font notamment état de 500 emplois de l’ESS impactés directement par les coupes budgétaires régionales. Cet exemple est emblématique, et révèle ou le déni, ou la dissimulation dont la majorité fait preuve pour ne pas assumer les conséquences de sa violente politique. 

Lucie Etonno complète : “L’enjeu n’est pas seulement comptable. Il s’agit de mesurer l’impact humain et territorial d’une politique budgétaire qui touche au cœur de la vie associative et économique régionale. Notre groupe L’Écologie Ensemble exige la transparence totale sur la composition du comité de pilotage et la publication immédiate des premiers indicateurs de cette étude”.